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DES REGLAGES LONGS ET DIFFICILES

Tout système industriel nécessite une phase de réglages, car les paramètres d’exploitation sont en grande partie basés sur des calculs théoriques en fonctions d’un ensemble de données, mais la réaction du système complet reste à être mise en œuvre, et améliorée dans un process alternant phases de tests, de mesures, et apport de correctifs pour essayer de se rapprocher d’un fonctionnement optimum. C’est ce que nous avons fait en 2019.

Un suivi quotidien par les bénévoles :

 Heureusement, la centrale a bénéficié des soins apportés par l’ensemble de l’équipe du Groupe Technique, et en particulier d’interventions quasi quotidiennes de Jean-Marie SALIGNON, ainsi que du Comité Opérationnel, toujours volontaire et présent pour les aménagements qui ont été apportés.

Complexité des réglages de la centrale :

 En général, on estime pour une centrale hydroélectrique au fil de l’eau, comme celle de la Marie Thérèse, qu’une période d’une année complète est nécessaire pour effectuer ces réglages, étant donné les différences de débits entre l’hiver et l’été.
Par ailleurs, alors que l’année 2018 a été exceptionnellement pluvieuse, 2019 a été une année plutôt sèche, ce qui a entraîné une longue période de quasi-arrêt tellement les débits étaient faibles, et donc un peu de retard pris dans les réglages.
Le graphique ci-dessous représente le plan de performance d’une centrale hydroélectrique au fil de l’eau (source : VGB POWERTECH), ce qui montre la complexité du système.


Débit, Hauteur et Puissance (axe vertical) moyens sur 1 an (nombre de jours axe horizontal)
Nota : le débit « aménagé » ou utilisable est représenté sous forme d’une courbe décroissante après avoir réordonné les débits journaliers du plus grand au plus petit, la hauteur de chute et la puissance sont fonction de l’apport en eau disponible de la centrale.

SIGNATURE DU BAIL SUR LE PROJET DE LA MARIE THERESE

Semaine riche en évènements. Nous avons signé le bail à construction qui nous lie à la SCI La Marie Thérèse. Nous avons donc légalement le droit de construire et d’exploiter la centrale.
 
Les travaux avancent toujours bien. Cette semaine on a commencé le chantier de la dévalaison. Il faut construire un petit canal qui partant de la grille qui barrera l’entrée du canal d’amenée, rejoigne l’Arc. Ce petit canal sera utilisé par les anguilles et poissons pour contourner la centrale et descendre le cours d’eau. Rappelons qu’une rampe de montaison sera construite par le SABA.
 
 
http://www.saba-arc.fr/
 
 





CREATION D'UN LABEL POUR LES FINANCEMENTS ETHIQUES DE L'ENERGIE VERTE




Le 26 septembre dernier, le Ministère de l’Environnement a annoncé la création d’un nouveau label dédié au financement de l’énergie verte.
Ce dernier vise, d’après le Ministère, à valoriser le financement participatif des projets œuvrant en faveur de la transition énergétique et écologique.
 Son objectif consiste à garantir la transparence du projet, et d’apporter des informations sur son réel impact environnemental et social. Il s’agit pour les investisseurs de s’assurer que l’implication et la participation des citoyens dans ces projets visant à accélérer la transition énergétique est réelle et suivie dans le temps.
Les projets pourront prétendre à l’obtention de ce label à priori à partir de janvier prochain.
Nota : en visuel, le label TEEC, créé en 2015, qui a pour objectif de mobiliser une partie de l'épargne au bénéfice de la transition énergétique et écologique.

DROIT D'EAU DE LA MARIE THERESE

Grand point fort du projet, nous avons obtenu le droit d'eau fondé en titre.

Ce simple document assure l'exploitation de la force hydraulique, sur le site de la Marie Thérèse, par la société Provence Energie Citoyenne.






Plus d'informations sur notre article précédent :

http://provenci.blogspot.fr/search/label/Juridique

QU'EST-CE QU'UN "DROIT D'EAU FONDE EN TITRE" ?


L’exploitation de la force hydraulique d’un cours d’eau est soumis en France à l’accord de détenir un « Droit d’Eau » décerné par les administrations compétentes en la matière (Police de l’eau).
Cette idée de réguler administrativement les activités issues de la force hydraulique des cours d’eau n’est pas nouvelle puisqu’en 632, un capitulaire traduit du latin, et dictée par le Roi DAGOBERT indique : «  Si quelqu’un veut construire un moulin ou un quelconque barrage dans l’eau, qu’il le fasse sans nuire à personne. Mais si l’ouvrage nuit, qu’il soit détruit afin qu’il ne nuise plus ».

En 1566, CHARLES IX décrète « l’Edit des Moulins », qui définit l’inaliénabilité du domaine de la Couronne concernant les Moulins qui lui appartiennent. Autrement dit, personne ne peut plus alors contester la présence des moulins détenus par le Roi. 
Au Moyen Age, il n’était probablement venu à l’idée de personne que les droits donnés pour l’utilisation de l’eau pourraient être à durée limitée. Ils ne l’ont donc pas été. Il en découle aujourd’hui que les ouvrages « fondés en titre » sont considérés comme disposant d’un droit imprescriptible (l’Etat ne peut le supprimer). Il s’agit d’un droit réel immobilier à l’usage préférentiel de l’eau, inaliénable et de caractère perpétuel.
Evidemment, la révolution française de 1789 remettra en cause toutes les réglementations royales, et diverses législations vont apparaître (notamment en 1919 sur l’utilisation de l’énergie hydraulique), sachant que la première concession en France de petite usine hydroélectrique date de 1883.
Pourtant, aujourd’hui encore, la simple preuve de l’existence de l’ouvrage datant d’avant 1566 ou 1789 suffit pour reconnaître le caractère « fondé en titre » du Droit d’Eau.
Dans notre cas, le moulin historique du site de la « Marie Thérèse », construit vers 1510 par le Seigneur de Rousset, apparaît bel et bien au bord d’une déviation de l’Arc, schématisé par un petit cercle, sur la Carte de CASSINI (1748-1756).
Aujourd’hui accessible en ligne, chacun peut s’amuser à localiser le moulin historique sur la carte en allant sur le lien : http://cassini.ehess.fr/cassini/fr/html/1_navigation.php  
(Petit indice : suivre l’Arc en direction de « les Milles »)