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TURBINAGE D'UNE PASSE A POISSONS

La règlementation environnementale actuellement appliquée, en raison de la continuité écologique des cours d’eau, impose les exploitants de centrales hydroélectriques d’équiper leurs seuils de passes à poissons.

Ces installations, si elles permettent d’améliorer la reproduction des poissons et anguilles en leur permettant de circuler plus facilement vers leurs frayères, ces dernières nécessitent par ailleurs un débit réservé détourné dans la passe pour être toujours passante.

Outre donc, le coût initial de construction de ces infrastructures, vient se rajouter une perte de production du fait de ce débit non turbiné.

Il semble aujourd’hui qu’une partie de cette « perte de potentiel d’exploitation » puisse être rattrapée, c’est en tout cas le parie qu’ont fait la société française TURBIWATT, qui a installé une micro-turbine sur une passe à poisson au Moulin de Lexos, à Varen dans l’Aveyron (82), et mise en service depuis avril 2019.

La micro-turbine, indépendante de l’installation principale, est en effet alimentée par le débit d’attrait de la passe à poisson qui franchie un seuil de 2,00 m, ce qui conduis à un ouvrage intégrant neuf marches avec un linéaire développé d’une trentaine de mètres.

L’eau qui est turbinée est issue d’un bassin en amont de la passe, qui injecte de l’eau à l’entrée de cette dernière (« débit d’attrait ») car, dans ce cas précis, le débit est très important. 



La turbine utilisée, de basse chute, a été insérée directement sous la passe à poisson, directement dans la maçonnerie de l’ouvrage, et son contrôle se fait directement par une armoire de régulation et couplage au réseau qui lui est propre.

Ces équipements, en outre, répondent parfaitement aux projets de suréquipement des micro-centrales prévu dans le cadre de la loi POPE et permettant d’augmenter la puissance installée jusqu’à 20% sur simple déclaration.



Aujourd’hui, cette turbine produit jusqu’à 32KW supplémentaires l’hivers, par rapport à l’équipement principal (d’une puissance de 200KW).

L’investissement, lui, s’est élevé à 2800 € par KW installé, incluant l’armoire électronique de régulation et de couplage au réseau, le cône d’aspiration en béton préfabriqué et sa rallonge.





LA MARIE THERESE MODELE DE PROJET ECORESPONSABLE


Le 28 mai dernier, de midi à 13h, Energie Partagée organisait un webinaire ouvert aux porteurs de projets, afin de les informer des contraintes environnementales des projets de production d’énergie verte en hydroélectricité, et du potentiel de développement de cette filière à l’avenir.

Ce "web'EnR" avait pour principal intervenant M. Martin Arnould, de l’association « Chant des Rivières ».

Cette association a pour but de promouvoir, accompagner, populariser et facilité l’émergence de la nouvelle culture des rivières et de l’eau, nécessaire pour faire face à l’érosion de la biodiversité et au dérèglement climatique.



Elle agit en lien avec d’autres organisations de la société civile (ERN, FNE, Frapna et le « Fonds pour la conservation des Rivières Sauvages »), dans un esprit d’ouverture et de coopération.


En ce sens, elle se positionne comme médiatrice afin que les divers acteurs concernés par les aménagements hydrauliques se rencontrent, se parlent, et arrivent à des compromis acceptables par tous, guidés par le respect de la biodiversité en danger, tel que les anguilles, par exemple.

C’est avec fierté que nous avons découvert que notre projet, la réhabilitation du moulin de la Marie Thérèse, est cité comme projet exemplaire de respect de la biodiversité, grâce aux aménagements de montaison et de dévalaison réalisés en même temps que l’installation de la nouvelle turbine.




Enfin, pour conclure le webinar, M. Arnould a également partagé certaines sources documentaires, parmi lesquelles se trouve l’ouvrage retraçant l’histoire de la renaissance de la Marie Thérèse :



Cette exemplarité d’un projet alliant production d’énergie renouvelable et respect de l’environnement avait d’ailleurs déjà été souligné, dans l’instruction du livre, par Allain Bougrain Dubourg, Président de la Ligue pourla Protection des Oiseaux en ces termes : « Souvent on oppose les besoins en énergie et la préservation de la biodiversité. Ici, l’un et l’autre se conjuguent. »


Nous espérons que ce nouveau coup de projecteur sur ce livre relance les ventes sur le site de notre éditeur (ATRAMENTA), dont une partie du prix de vente, rappelons-le revient à l’association « Les Amis de Provence Energie Citoyenne », dont le but est d’aider à l’émergence de nouveaux projets citoyens, ainsi que la sensibilisation à la sobriété énergétique.





LE MOULIN DE GRANS EN ETAT DE GRACE


En cette période de confinement, les ventes de farine se sont envolées, ce qui permet à certaines entreprises très locales un regain d’activité, du fait de la proximité avec les consommateurs.

C’est notamment ce qu’il s’est passé avec le Moulin Saint Joseph, qui fabrique de la farine bio grâce à la force hydraulique de la Touloubre, à Grans !


Les premières traces documentées du moulin remontent à 1677, grâce à un acte de vente en possession du propriétaire, M. MONTEAU, qui fait partie de la quatrième génération exploitant le moulin, acheté par son arrière-grand-père au début des années 1900.


La force hydraulique de la Touloubre est actuellement utilisée pour faire tourner une turbine de type « Francis », dont la force mécanique est transmise par poulies à tous les systèmes permettant la production de farine (broyage, tamisage, etc.).


Depuis 1987, M. MONTEAU, pour faire face à la concurrence commerciale des Grands Moulins, a réorienté sa production à environ 95% de production à partir de blé bio, produit localement.

Le moulin dispose d’un silo de 800 tonnes, ce qui représente la production annuelle, bien que cette production soit en croissance chaque année, pour suivre une demande qui va augmentant sur les produits bios.


Pour assurer le surcroît d’activité actuel, le moulin a produit 100 tonnes de farine sur le mois de mars, soit 40% d’augmentation par rapport à la production habituelle, et produit sept jours sur sept.

A l’heure où de nombreuses personnes sont contraintes d’être au chômage technique, le moulin a quant à lui recruté deux ouvriers supplémentaires, venus renforcer les cinq salariés déjà opérationnels, ce qui prouve encore tout l’intérêt de la préservation, sur l’Hexagone, de l’outil industriel, d’autant plus quand il est doublé d’un intérêt patrimonial exceptionnel tel que ce moulin séculaire !

Nota : les images sont extraites du profil Facebook du moulin :  https://www.facebook.com/moulinsaintjoseph/

Pour en savoir plus sur le Moulin St Jospeh, l'idéal est de visionner la vidéo de Provence TV ici

Cette histoire est loin d’être unique, comme on peut le constater sur le reportage que vous retrouverez ici

LES ROUES A AUBES HYDROÉLECTRIQUES

Pour certains d’entre nous, l’évocation des roues à aubes amènent tout de suite à l’esprit une publicité d’une célèbre marque de charcuterie, qui a largement inondé les écrans à partir de 1988…

Retrouvez pour le plaisir cette publicité émouvante ici


Pour d’autres, cela évoque directement des souvenirs d’enfance, du temps où les jeux vidéo n’existaient pas encore, et, enfin, certains ont la chance d’en admirer encore de nos jours.

La technologie hydraulique la plus ancienne
Apparues durant l’Antiquité dans les pays du pourtour méditerranéens, les roues à aubes ont aussi la particularité unique d’être la seule force motrice à avoir été utilisée à la fois dans les temps anciens, lors de la révolution industrielle, et encore de nos jours… !

Les roues sont utilisées pour les cours d’eau disposant de ce qui est qualifié de « Basses Chutes », dont la hauteur est inférieure à 15 mètres.

Dans la majorité des installations actuelles, cette hauteur de chute n’excède d’ailleurs pas 5 mètres de hauteur.

Les trois types de Roues à aubes

1°) Les Roues « en dessous », dont l’alimentation d’eau est par le bas

Caractéristiques : elles nécessitent un débit jusqu’à 3m3/s, et une hauteur de chute inférieure à 1,5 mètre.

2°) Les Roues « de poitrine », avec une alimentation d’eau par le milieu (entre ¼ et ¾ de la hauteur de la roue).
Caractéristiques : elles nécessitent un débit jusqu’à 3m3/s, et une hauteur de chute inférieur à 4 mètres.

3°) Les Roues « en dessus », avec une alimentation en eau par le haut de la roue (quart supérieur de la roue).
Caractéristiques : elles nécessitent un débit jusqu’à 1m3/s, et des hauteurs de chute de 2 mètres jusqu’à plus de 12 mètres.

Moulin des Taillades (Isle sur la Sorgue) – Bel exemple de roue « en dessous »

Quelques notions techniques :

Du fait de la diversité de technologies utilisées, et des différences de débits et hauteur de chute, la production électrique obtenue en couplant une génératrice à une roue à aubes est très variable, et peut aller de 5,5KW (pour une roue de 5,5 mètres de diamètre) à plus de 36KW.

 Une installation bien conçue, en outre, peut produire environ 7000 heures par an avec une rentabilité optimale.

Les nouveaux matériaux utilisés aujourd’hui pour la construction et rénovation des roues, tel que le métal, augmentent le rendement de 10 à 20% de plus que pour l’utilisation du bois, et l’on observe un rendement de l’ordre de 65 à 85%, pour des vitesses de rotation de l’ordre de 12 à 15 tours/min.

En outre, la construction de pales en acier CORTEN (acier auto patiné à corrosion superficielle) rend les rénovations visuellement très proches de leur conception initiale en bois.

Le coût d’une installation complète se situe généralement entre 7000 et 10000 euros par KW de capacité installée, soit un retour sur investissement (hors subventions) d’environ 7 à 10 ans en fonction de la taille de cette installation.

Dans la plupart des cas, les Roues à aubes sont utilisées en autoconsommation, avec revente du surplus sur le réseau public.

Certaines sociétés se sont même spécialisées dans ce type de rénovation : NOVA TECHNOLOGIES, EVIGEST, … et se proposent d’étudier sur dossier les productions attendues en fonctions des paramètres des sites candidats à la transformation.

L’une des Roue que l’on peut observer à la Fontaine du Vaucluse

Quelques exemples d’installations

Le Moulin de Ligny, qui avait un temps permis au village de LIGNY-LE-CHÂTEL d’être le premier à être électrifié dans le département de l’Yonne, a été entièrement rénové en 2017. Découvrez son histoire ici

Le Moulin de Bruère, situé à « La Flèche », datant du 14ème siècle, qui a été rénové en 1996, et qui produit de l’électricité depuis le 4 mars 2020 ! Découvrez l’article ici

Enfin, plus proche de chez nous, le collectif « Energie des Sorgues » va permettre à la Roue MILHE de reprendre du service et produire de l’électricité pour recharger son téléphone portable ou son vélo électrique… ! Découvrez l’article ici 



LES MOULINS A LA RESCOUSSE DE LA TRANSITION

Quand on parle de transition énergétique, on pense souvent que les moyens de production d’énergie verte sont forcément des systèmes lourds et technologiquement à la pointe de l’industrie la plus moderne, l’exemple le plus flagrant étant les éoliennes de très grande hauteur et très fortes puissances.

En parallèle, on imagine à peu près aussi fréquemment des paysages dédiés à ces nouveaux systèmes de production d’électricité dé-carbonée, avec ce que cela demande d’acceptation par les populations voisines du fait de la modification du paysage.

Ne peut-on donc pas imaginer des systèmes qui allieraient à la fois la progression des chiffres de progression nationale d’énergie verte, tout en étant parfaitement intégré dans nos paysages actuels… ?

Et bien cette solution existe, et elle a même été créée de toute pièce il y a près de deux décennies par un Français, ce qui prouve une fois de plus la créativité de nos compatriotes en la matière (voir notre article précédent  (http://provenci.blogspot.com/2019/10/)


Ce précurseur, c’est Michel MORTIER qui, à partir de 2001, a eu l’idée d’intégrer une génératrice, afin de produire de l’électricité à injecter sur le réseau, dans le moulin à vent qu’il venait de s’acheter pour en faire une résidence secondaire.



La girouette du moulin de la fée et, à droite, Michel Mortier devant son moulin réaménagé.



Ainsi, avec l’aide de l’ADEME et des collectivités locales, le Moulin de la Fée a été le premier traditionnel au monde à être transformé en aérogénérateur.

Cet exemple a été suivi en 2009 par M. AURAY, qui a transformé de la même manière le Grand Moulin des Places, avec l’aide de M. MORTIER.

Le système a encore été amélioré à cette occasion, puisque ce dernier système bénéficie en plus d’un « papillon d’orientation automatique », qui permet aux ailes d’être toujours bien orientées en fonction du vent.

Il est à noter que, dans tous les cas, les matériaux d’origine sont respectés : les charpentes sont en chêne, la volige en peuplier et la coiffe est couverte en bardeaux de châtaignier.

Les ailes, quant à elles, sont fabriquées en sapin de lamellé-collé de 17 à 19 mètres de diamètre en fonction des moulins, et équipés d’une voilure de type « BERTON ».

Grand Moulin des Places et son « papillon d’orientation automatique »


Pierre Théophile BERTON a inventé ce système en 1845 : les ailes sont constituées de planches amovibles rétractables, ce qui permet de gérer plus facilement la direction et la puissance du vent, et rend le moulin très maniable.


Les moulins à vent, à l’inverse des éoliennes, exploitent des vents faibles à basse altitude, et sont ainsi appelés aérogénérateurs « extensifs » : ils produisent donc de l’électricité sur une plage de vitesse de vent comprise entre 2 et 15 m/s.


 A gauche, le moulin de Lambesc, et à droite le moulin de Martigues… futurs candidats à la transformation… ?

La production moyenne de ce type d’installation est de 70MWh / an, soit de quoi alimenter une vingtaine d’habitations.


Il existe aujourd’hui entre 1500 et 2000 moulins en France, et le fait de les transformer en aérogénérateurs serait, pour chaque commune concernée, un atout certain d’un point de vue touristique, puisque les ailes des moulins seraient à nouveau en action, qui plus est dans un but utile, et redonnerait donc un charme d’antan à nos paysages.

NOTA : certains aménagements sont aujourd’hui en cours d’étude : moulin du Tertre (à Fégréac), moulin du Thu (à Derval), moulin du Chêne (à Vertou) et moulin de l’Epinay (à St Florent-le Vieil) d’après nos recherches.

Remerciements : M. Didier LEFEBVRE (ASSPV)

Un site très documenté et très complet répertorie les moulins à vent en Provence, vous pouvez au besoin le retrouver ici



PROJET EUROPEEN RESTOR HYDRO


Le projet européen RESTOR Hydro (2012-2015) a effectué un premier recensement des sites anciens sur les rivières européennes, comme les moulins à eau, dans le but de relancer leur production d’électricité en provenance d’ENR.

Les spécialistes ont publié en janvier 2019 les résultats de leurs recherches : environ 65000 sites de production potentielle sont déjà identifiés.

Une fois retiré les sites difficiles à modifier en raison de protection environnementale ou patrimoniale, le potentiel de production pourrait être de 6,8 TWh (chiffre pour l’ensemble de l’Europe).



Avec près de 25000 (24748 exactement !) ouvrages soit près de 40% du total, la France est le pays européen le mieux doté en nombre total d'ouvrages anciens.

Restaurer et équiper les ouvrages en place, dont certains ont apporté de l’énergie à nos territoires pendant près d’un millénaire, et pour éviter d'en construire de nouveaux en grand nombre et d'artificialiser des rivières intactes : voilà qui pourrait être une stratégie de bon sens en énergie et écologie.

A l'heure où la France a décidé de relancer l’hydro-électricité dans sa programmation pluriannuelle de l’énergie, les arbitrages de l'Etat doivent changer.

En effet, dans son discours de lancement de la programmation PPE, le président de la république a pris soin de préciser à propos de la mobilisation des énergies renouvelables : "Je n'oublie pas l'eau (...) richesse des territoires, avec l'énergie hydraulique".

L'amélioration écologique de la gestion des ouvrages est compatible avec leur relance énergétique, cela sans ajouter de nouvelles pressions morphologiques aux rivières.


Parmi nos amis engagés dans des projets de transition énergétique, on peut noter le travail du collectif VALLEE DU GAPEAU EN TRANSITION qui travaille actuellement sur la possibilité d’équiper des seuils avec des turbines.




Ils ont recensé les anciens moulins (il y en a une quinzaine entre Signes et Solliès-Pont, dont 5 turbines parmi ces moulins, dont certaines fonctionnaient encore il y a 30 ans environ – Tannerie ARNAUD) et les cascades (une dizaine dont la plus haute – 7 mètres – est à Belgentier) du Gapeau afin de définir le potentiel hydraulique du fleuve qui structure leur territoire. 

Les cinq turbines sont :

-          Le moulin du Gapeau à Signes
-          La turbine de Belgentier
-          La turbine de la Cerisaie, qui alimentait deux papeteries
-          La turbine de Solliès Toucas
-          La turbine de l’Enclos à Soliès Pont

Le Gapeau à Signes






CENTRALES HYDROELECTRIQUES : L’AVIS DU CIRPA


La CIRPA est la Commission Internationale pour la Protection des Alpes.

C’est une organisation faîtière à but non lucratif, non gouvernementale et indépendante qui œuvre depuis 1952 pour la protection et le développement durable des Alpes. Avec son secrétariat international basé au Liechtenstein, ses représentations dans sept pays alpins et sa centaine d’organisations et d’institutions membres, la CIPRA constitue aujourd’hui un réseau alpin de premier plan.

Voici sa position sur l’hydroélectricité :

« L’extension et/ou la modernisation des centrales hydroélectriques existantes peut permettre d’accroître massivement leur rentabilité à court terme. On a constaté que la modernisation de certaines centrales avait permis de tripler la production d’électricité, et que la situation écologique avait pu être améliorée grâce à des mesures d’accompagnement appropriées.

De telles améliorations ont la priorité sur la construction de nouvelles centrales, qui ont un impact négatif sur la nature et le paysage.

La comptabilité environnementale de toutes les actions de rénovation doit être contrôlée ou garantie ou, si les interventions sont inévitables, compensée conformément à la directive cadre sur l’eau de l’UE et aux législations nationales.

Les parties contractantes de la Convention alpine sont exhortées à revoir leurs législations relatives en matière de promotion du courant vert.

Ces dispositions doivent être modifiées de manière à encourager davantage l’amélioration de l’efficience et l’optimisation des centrales hydroélectriques existantes, et à ne pas subventionner des constructions nouvelles portant préjudice à l’environnement.

 En conclusion : il faut améliorer l’efficacité des centrales hydroélectriques existantes plutôt que construire de nouvelles centrales ! »
 
http://www.cipra.org/fr/climat-energie/positions-de-la-cipra
 
 
 
 

SAMEDI 8 SEPTEMBRE : ALTERNATIBA SERA A VELAUX

Avec Alternative Velaux et Provence Energie Citoyenne, le tour Alternatiba s’arrêtera à Velaux le 8 septembre à midi.




4 temps forts le 8 septembre
  • 11H15: la Vélorution au Moulin du Pont à Coudoux
Du moulin du pont (Coudoux) au parc des 4 tours, une courte mais efficace Vélorution. C'est tous les citoyens des villages de la Basse Vallée de l'Arc (Ventabren, Coudoux, La Fare les Oliviers et Velaux), qui sont conviés à se rassembler au Moulin du Pont à Coudoux pour accueillir le Tour Alternatiba et les accompagner jusqu'au parc des 4 tours à Velaux. Départ de la Vélorution 11H15. Dans chaque village des départs groupés sont organisés pour rejoindre ensemble le moulin du pont. Attention départ des villages à 10H15
  • Ventabren : Parking Intermarché
  • La Fare ; Marché
  • Velaux : Aux 4 Tours
  • Coudoux : Place Castrier

Tous en selle le 8 septembre
  • 12H00: Lancement du nouveau projet de "Centrale Villageoise" 
La Vélorution arrivera au parc des 4 tours en plein forum des Associations. Avec votre présence et votre soutien, elle y sera accueillie en grande pompe. Fort du succès de la centrale hydroélectrique de la Marie-Thérèse, nous voulons maintenant construire une "Centrale Villageoise", c'est à dire un projet citoyen de toitures photovoltaïques. A midi, une conférence "un  peu" gesticulée lancera avec humour le débat et la réflexion. Profitons de l'expérience et du vécu des cyclistes du tour Alternatiba pour enrichir notre réflexion. Ils nous diront ce grand espoir qu'ils voient grandir depuis le 9 juin.
  • 13H00: Pique Nique Citoyen
A 13H00, nous vous convions tous à piqueniquer avec les valeureux cyclistes du tour Alternatiba. Vivons ce moment convivial à la fin du forum. Tous ensemble, régalons nous. Piquenique tiré du sac sinon un food-truck vous proposera un piquenique bio et des boissons. Pensez à réserver tôt vos repas pour faciliter la préparation. L'alter Café offrira des sirops et de l'eau.
  • 14H00: Tous ensemble nous rejoignons la Marie Thérèse
A 14H00 nous irons tous ensemble à la Marie-Thérèse. Vous pourrez visiter ce magnifique site patrimonial et naturel de Velaux. Construit en 1510, le seuil et le moulin ont vécu de nombreuses transformations. Depuis 1962, c'est une micro-centrale Hydroélectrique malheureusement à l'arrêt depuis 2012 suite à la rupture d'une pale. Ce sont de 200 citoyens qui se sont regroupés pour reconstruire et redémarrer la centrale. Ce sera chose faite à la fin de cette année. Venez vous relaxer à l'ombre des platanes. Nous reprendrons le débat et la réflexion sur notre nouveau projet de centrale villageoise.
 
 

 
 

SITE NATURA 2000 SUR L'ARBOIS

A cheval sur les communes d’Aix-en-Provence, Cabriès, Rognac, Velaux, Ventabren et Vitrolles le site Natura 2000 du plateau de l’Arbois a une superficie de 4292ha. La Marie-Thérèse est située en périphérie du site.

Qu’est-ce que Natura 2000 ?

Le réseau Natura 2000 est un ensemble de sites naturels, terrestres et marins dont l’objectif est de contribuer à préserver la diversité biologique sur le territoire de l’Union européenne. Il est composé de sites désignés par chacun des États membres selon des critères spécifiques de rareté et d’intérêt écologique.
Pour permettre la mise en place d’une gestion durable des espaces naturels au sein du réseau Natura 2000, la France a opté pour une politique contractuelle, afin d’harmoniser les pratiques du territoire avec les objectifs de conservation de la biodiversité.
L’extrême richesse de la biodiversité en Paca est le résultat d’une grande diversité de climats,  de reliefs,  de territoires urbains et ruraux. La région est un carrefour biogéographique (corridor biologique, couloirs de migration) de grand intérêt au niveau européen. Le réseau Natura 2000 de Paca a l’ambition de refléter cette richesse et de contribuer à sa meilleure gestion.  Ainsi ce sont 123 sites qui ont été désignés recouvrant 30 % de la superficie régionale.

Qualité et importance du site de l’Arbois

 
 
L’Arbois est un plateau calcaire au relief tourmenté, dominé par une végétation de type méditerranéen mais présentant une diversité remarquable de milieux : garrigue, maquis, taillis de Chênes verts, pelouse à brachiopode, zones cultivées (oliveraies, vignes, cultures céréalières extensives), falaises, cours d’eau, ripisylve, roselières et réservoir d’eau douce. Mosaïque d’habitats permettant la coexistence d’une avifaune aquatique et d’une avifaune méditerranéenne xérophile.
 
 
C’est un site d’importance majeure pour la conservation de l’Aigle de Bonelli (1 couple sur une trentaine en France). Ci-dessus un jeune aigle de Bonelli photographié sur le Plateau
 

Il y a également une belle densité de Grand-duc d’Europe.
 
Grace au réservoir du Réaltor, c’est un site d’importance internationale pour l’hivernage des oiseaux d’eau, et plus particulièrement pour le Fuligule morillon.

Un site vulnérable

C’est un site particulièrement vulnérable pour de multiples causes.
  • Abandon de pratiques agricoles traditionnelles,
  • Extension de l’habitat anthropique,
  • Surfréquentation,
  • Des projets et aménagements lourds (Europole, gare TGV…),
  • Circulation automobile intense,
  • Réseau électrique dense.

Natura 2000 et notre projet

Notre projet se doit de préserver ces oiseaux qui nous donnent tant de plaisir quand on a la chance de les observer. Nous devons éviter les travaux « bruyant » pendant la période de reproduction au printemps. En effet, il ne faut pas effrayer les oiseaux et les empêcher de nidifier. En particulier des Rolliers d’Europe, oiseaux migrateurs, nichent à proximité du site à partir de début mai.

Rollier d’Europe
 
Nous travaillons donc en concertation avec le gestionnaire du site Natura 2000 (la métropole Aix Marseille Provence) et l’état (Direction des Territoires et de la Mer) pour procéder aux quelques travaux bruyants en Mars.
Liens utiles :

100 000 MOULINS

Au plus fort de l'activité meunière, il existait dans l'hexagone plus de 100 000 moulins sur nos rivières.

Aujourd'hui, on estime que le nombre de moulins qui produisent de la micro-hydroélectricité, tel que le moulin de la Marie Thérèse, sont au nombre d'environ 2000...

Où sont passés les autres ?

Bien sûr, au fil des décennies, un grand nombre d'entre eux ont été détruits, mais il existe aussi des moulins qui utilisent, aujourd'hui encore, la force hydraulique pour d'autres emplois.

Ci-dessous, découvrez une vidéo sur le moulin Saint Joseph, à Grans, installé sur la Touloubre...

SORTIR DU NUCLEAIRE : POURQUOI ?

On peut se demander pourquoi nous souhaitons l'accélération de la Transition énergétique, au profit de projet de production d'ENR tel que celui de la réhabilitation de la microcentrale hydroélectrique de la Marie Thérèse...

La meilleure réponse, la voici à travers une vidéo, réalisée par le réseau "SORTIR DU NUCLEAIRE" :





 
 
 
http://www.sortirdunucleaire.org/Nucleaire-de-la-mine-aux-dechets-tous-concernes-48401

FINACEMENT LUMO : CENTRALE DE LA MEIJE (Hautes Alpes)

LaMeije_prise_d_eau.JPG

             
Après une première opération réussie de financement participatif du parc éolien des Brandes dans la Vienne, le groupe UNITe a décidé d’ouvrir au financement participatif la construction de la centrale hydro-électrique de La Meije dans les Hautes Alpes.
 
Cet aménagement hydroélectrique va utiliser les eaux de La Romanche et les différents ouvrages constitutifs du projet : prise d’eau, conduite forcée et centrale électrique, seront situés sur la commune de La Grave (05).
 
Avec une prise d’eau à 1 431 m d’altitude et la centrale à 1 318 m, la hauteur de chute sera de 113 m pour un débit maximum de 4 m3/s.
 
La puissance électrique installée sera de 3 570 kW pour une production moyenne annuelle de 13 580 MWh, soit l’équivalent de la consommation d’électricité spécifique de 5 000 foyers ou la consommation électrique correspondant à l’équivalent de 1 360 tours du monde en voiture électrique.
 
La longueur de la conduite forcée mesurera 4,2 km avec un diamètre de 1,5 m. L’aménagement fonctionnera au fil de l’eau.
 
La construction va durer deux ans d’avril 2017 à l'hiver 2018, avec des pauses liées aux conditions climatiques en montagne. Le budget de construction est de l'ordre de 11 M€.
 
Le groupe UNITe développeur et propriétaire de l’installation a décidé d’ouvrir la construction de la centrale au financement participatif à hauteur de 300 000 € via l’émission d’obligations par la société de projet dédiée. 
 
La campagne de financement participatif devrait se tenir d’avril à juillet 2017.
 
Plus d'infos ici
 
https://www.lumo-france.com/projets/la-meije
 

PINSOT (ISERE) : VILLAGE ALIMENTE A 100% PAR L'HYDROELECTRICITE

Un Raccordement en circuit court suite à un accident :

En Novembre 2016, un bucheron fait tomber accidentellement un arbre sur une ligne électrique, ce qui a pour effet de priver d'électricité les 150 habitants de PINSOT (ainsi que ses commerces et son hôtel).
Centrale VEYTON
Coupé du réseau national, le réseau électrique local a été isolé de manière à pouvoir être alimenté exclusivement par la centrale hydroélectrique de Veyton, implantée dans la Vallée du Breda.
Visite de la centrale de VEYTON
Grâce à une installation de précision (régulation selon les variations de fréquence du courant), les équipes parviennent à gérer le réseau local afin de répondre aux variations de la demande dans la vallée, et de satisfaire aux besoins électrique du village à chaque instant.
Visite scolaire de la centrale de VEYTON

A petite échelle, l’hydroélectricité témoigne à PINSOT de toutes les qualités qu’elle recèle pour tendre vers plus d’énergie renouvelable !

Barrage de VEYTON

VISITE DE L'ECO GITE DU LOUBATAS

http://www.loubatas.org/

A l'occasion de la Journée de la Transition, ce 24 septembre, nous en avons profité pour visiter l'Eco-gîte du LOUBATAS, situé à Peyrolles en Provence.
 
Le Loubatas est une association d’éducation à l’environnement créée en 1980, qui gère un écogîte de groupe (min. 20 pers) de 35 lits fonctionnant aux énergies renouvelables situé dans un cadre exceptionnel au cœur de la forêt provençale.
 
C’est un lieu évolutif et cohérent avec les principes du développement durable : premier centre d’hébergement à avoir reçu la qualification écogîte par Gîtes de France, il est devenu également Gîte Panda.
 
Nous avons pu visiter les locaux qui sont autonomes en électricité, à l'aide de panneaux solaires et de chauffe-eau solaire, ainsi qu'en eau, à l'aide d'un forage de plus de 100 mètres de profond et une pompe de relevage, évidemment alimentée par l'électricité solaire.
 
A noter l'astuce consistant à pomper l'eau durant la journée, en utilisant directement l'énergie des panneaux sans la stocker dans des batteries, cette eau est alors stockée dans un réservoir en hauteur par rapport au bâtiment.
 
L'eau dans le ballon du chauffe-eau solaire est chauffée à une température tuant toute bactérie (légionnelle) qui pourrait y subsidier.








GREENPEACE : CAMPAGNE "GAME OF THRONES" POUR LA TRANSITION ENERGETIQUE

Pour sa dernière campagne fin d'année dernière, Greenpeace a eu une idée plutôt originale. Parodier l’univers de la série "Game Of Thrones", l'une des séries les plus populaires du moment...

Extraits choisis :






Pour voir l'ensembles des animations : https://mrmondialisation.org/quand-le-changement-climatique-sinvite-dans-game-of-thrones/


http://www.greenpeace.org/france/fr/

DECENTRALISER LA PRODUCTION D'ELECTRICITE ET REDUIRE LES "PERTES EN LIGNE"

Produire de l'électricité localement, c'est aussi un moyen de lutter contre les "pertes en ligne".
 
En effet, tout réseau électrique connaît des pertes actives ou passives d’électricité.
 
Les pertes passives en ligne sont d'autant plus importante que le réseau est long, que le matériau « conducteur » (câble électrique) offre de la résistance à la circulation des électrons (perte sous forme de calories à cause de l’effet joule) et que la tension électrique (voltage) est faible.
 
Des pertes par court-circuit sont également importantes dans certains réseaux (ex : dans les boitiers de connexion électrique…) et notamment dans les contextes humides et salés (l’eau salée conduit mieux l’électricité).
 
En produisant une électricité ENr localement, on évite aussi le gaspillage d’électricité (de 8 à 15 % de l’électricité produite peut être ainsi perdue sur les lignes très longue). Il peut parfois s'agir aussi d'éviter la défaillance d'une ligne ou pire un effondrement en cascade d'un réseau électrique.
 
En France, l'ensemble de ces pertes représentent environ 20TWh/an (c'est la production annuelle de la centrale nucléaire de Flamanville par exemple).