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REUSSIR SON PROJET PHOTOVOLTAIQUE : REUNION DU 29 NOVEMBRE

Votre facture d’électricité est trop lourde, vous souhaitez faire un geste pour la planète … quelle que soit votre motivation, vous envisagez d’installer quelques panneaux photovoltaïques chez vous.
Comment procéder, quelles sont les contraintes, quelles technologies de panneau, autoconsommation ou vente de l’électricité, comment sélectionner votre installateur … les questions et les embûches sont nombreuses. Légitimement, vous hésitez.
Sur le thème « Réussir son projet photovoltaïque », les Amis de Provence Énergie Citoyenne organisent une réunion publique où ces questions seront présentées et débattues.

29 novembre à 18H30, Salle du Bon Puits à Velaux

2 experts répondront à vos questions

Deux experts très impliqués dans les projets citoyens, Cédric du cabinet OPTE et Régis de l’Association BDPV, ont accepté notre invitation. Nous les en remercions. Ils ont aussi contribué au succès du projet de reconstruction de la Marie-Thérèse.

OPTE « Osez Pour la Terre ».

OPTE est un cabinet de conseil en énergies renouvelables et écologie industrielle spécialisé dans les études de faisabilité et l’assistance en maîtrise d’ouvrage pour la coordination des projets. Il a été créé en décembre 2016, par conviction, afin de participer concrètement à la transition énergétique. Les études de faisabilité technico-économiques sur les projets photovoltaïques en revente ou en autoconsommation constituent son cœur de métier.

Cédric est un des fondateurs de OPTE. Il anime bénévolement des conférences pour informer sur les possibilités et les problématiques des projets photovoltaïques.

BDPV: Une association pour le photovoltaïque

L’association Loi 1901 (but non lucratif) « ASSO BDPV » a été créée pour promouvoir le Photovoltaïque. Elle mène des actions pour favoriser le partage et la diffusion d’informations sur le photovoltaïque, à destination du public et des particuliers désirant devenir ou étant déjà producteurs de cette électricité verte.

Régis a aidé de nombreuses personnes victimes d’arnaqueurs ou de malfaçon lors de procédures judiciaires. Mais comme il aime à le dire, il est beaucoup plus judicieux de bien se renseigner avant pour éviter les problèmes et ces longues procédures incertaines.


LES FABRICANTS FRANÇAIS INNOVENT DANS LA CONCEPTION DES TURBINES


La France est décidément un pays rempli de concepteurs, d’ingénieurs et de développeurs, et la filière de l’hydroélectricité ne dément pas cette caractéristique de notre pays.

En effet, afin de suivre le nouveau besoin d’énergie verte, dont l’hydroélectricité est un potentiel non négligeable dans l’hexagone (voir notre article sur le projet « Restor Hydro »), deux start-ups françaises ont inventé ces dernières années des systèmes dans un but commun : rendre rentable les installations sur des basses hauteurs de chutes d’eau, ce qui n’était pas possible avec les systèmes existants auparavant.

La plus ancienne des deux, TURBIWATT, est une société qui existe depuis presque dix ans, et qui est située dans le Morbihan.

La société a été récompensée par de nombreuses récompenses pour ses innovations technologiques, ainsi que pour la performance de ses turbines.

La gamme de puissance des turbines qu’elle conçoit en série (afin de diminuer les coûts de production) va de 0,8 Kw à 130 Kw, pour des hauteurs de chute nominales allant de 1,20 à 8 mètres.



Plan d’encombrement de la turbine « Lion », pour une puissance de 6 à 60 Kw.


Les seuils équipés peuvent indifféremment auto-consommer l’énergie délivrée par la turbine, ou bien l’injecter directement sur le réseau, la tension restituée étant directement en 230 V (monophasé) ou en 400 V (triphasé) à la même fréquence que le réseau EDF (50 Hz).

La deuxième société dont nous allons parler est encore plus récente, puisqu’elle n’existe que depuis mars 2018 !

Il s’agit d’HELLIOGREEN TECHNOLOGIES, société basée à Charleville Mezières (dans les Ardennes).

Cette société a décidé d’exploiter le principe de la vis d’Archimède, donc les turbines sont composées de modules moulés ayant une géométrie multifilets, qui constituent la vis sans fin.

Cette conception est adaptée à des hauteurs de chute pouvant aller jusqu’à 4 mètres, et le premier test en grandeur nature, pour valider le design de la turbine, a été mis en service à Signy-l’Abbaye le 19 septembre dernier (à 25 km du constructeur). (Retrouvez la vidéo ici)



Plan d’encombrement d’une turbine Helliogreen, basée sur le principe de la vis d’Archimède.

L’un des principaux atouts de la vis hydrodynamique est son caractère ichtyocompatible, c’est-à-dire que la faune qui traverse le système est préservé, ce qui entraîne des économies en génie civil lourd pour construire des systèmes de dévalaison des poissons et anguilles, en particulier.

La société conçoit et fabrique donc des turbines allant de 600 à 2600 mm de diamètre, afin de couvrir l’ensembles des chutes (jusqu’à 4 mètres maximum à ce jour, sauf étude spéciale sur des cas au-delà de cette hauteur).




Nous souhaitons donc que la connaissance de ces nouvelles solutions soient largement diffusées et utilisées, ce qui sera à la fois bénéfique pour notre industrie non délocalisée, et donc l’économie de notre pays, mais aussi pour tous les futurs watts verts ainsi produits à chaque nouvelle installation !


LA REGION PACA EN FORCE SUR L'HYDROELECTRICITE


Le Ministère de la Transition écologique et solidaire vient de dévoiler les 13 lauréats de la deuxième période d’un appel d’offres sur la petite hydroélectricité, visant à développer et exploiter de nouvelles centrales hydroélectriques, et la région PACA y est sur-représentée !

Lancé en avril 2017, cet appel d’offres prévoit trois périodes annuelles pour le développement de la petite hydroélectricité et vise à l’attribution d’un total de 105 MW de puissance hydroélectrique d’ici 2020. Il est ouvert aux nouvelles installations hydroélectriques dont la puissance est comprise entre 1 et 4,5 MW, implantées sur de nouveaux sites ou équipant des barrages existants.
Le prix moyen pondéré de l'électricité produite par les lauréats est de 87,1 euros par mégawattheure (MWh), et chaque projet peut ainsi bénéficier d’un complément de rémunération.
Les nouveaux lauréats pour des installations sur de nouveaux sites sont :

-          Centrale hydroélectrique de l’Abéous (société SAS MTPS ; 3370 MW)
Également connue sous le nom de centrale hydroélectrique de la Meije, elle a bénéficié d’une campagne de financement participatif sur le site de Lumo.

-           Aménagement hydroélectrique de la Vionène (métropole Nice Côte d’Azur ; 2100 MW)
Cet aménagement présente la particularité de se situer au milieu du Parc national du Mercantour.

-          Centrale hydroélectrique du Parpaillon (3660 MW)
Située sur la commune de Condamine-Châtelard (04), ce projet va par ailleurs réhabiliter une ancienne usine EDF, ce qui permet à la fois de réduire les coûts de construction du complexe hydroélectrique et, dans le même temps, de valoriser l’insertion paysagère d’un bâtiment désaffecté depuis 10 ans.
Ces trois installations réunies représentent, avec un total de 9130 MW, plus de 35% de la puissance totale si l’on additionne les projets retenus dans cette catégorie.

Quant à notre lauréat local (de la région PACA), d’une installation équipant un seuil existant, il s’agit de :
-          Centrale hydroélectrique de Reallon (Groupement SCP et d’aménagement de la région provençale, commune de Reallon ; 2915 MW).
Cette installation représente, à elle seule, presque 27% de la puissance totale attribuée dans cette catégorie.
Construite en 2015, elle est située sur les communes de Sanines-le-lac et de Saint Eusebe (05), et elle est baptisée « centrale des Naysses ». A noter que cette centrale a déjà eu les honneurs de la presse en 2017, en obtenant le 1er prix « Environnement » lors des « Trophées de la petite Hydro ».


Centrale du Reallon (appellée aussi « Centrale des Naysses »)


14 lauréats avaient été désignés en août 2018, et la troisième période de candidature à l’appel d’offres sera lancée en décembre 2019.

A bon entendeur…